À travers des formations mouvantes, Murmurations interroge la possibilité de représenter un mouvement collectif.
Ce travail évolutif trouve son origine dans l’observation des rassemblements d’étourneaux dans les marais du Cotentin.
*murmuration n.f. (anglicisme) :
regroupement important d’oiseaux en vol, nuage d’oiseaux.
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regroupement important d’oiseaux en vol, nuage d’oiseaux.
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À l’heure où le jour se retire,
quelque chose se rassemble.
D’abord presque rien.
Quelques points dans le ciel,
des trajectoires dispersées.
Puis les mouvements se rapprochent,
s’accordent, se défont.
Une forme apparaît sans avoir été décidée.
Elle se plie, s’étire, se retourne,
disparaît déjà dans celle qui lui succède.
Nul ne conduit.
Chacun reçoit de l’autre.
Alors le mouvement circule comme une rumeur,
une inquiétude, un souffle.
Le multiple devient matière.
Une présence faite de milliers d’individus,
attentive à elle-même et impossible à saisir.
Dans le ciel des marais,
les formes ne demeurent pas.
Elles adviennent.
Il reste à tenter d’en retenir quelque chose,
non l’instant mais sa vibration ;
non la figure mais ce qui la traverse.
Ce qui se forme entre les êtres.
Ce qui passe.
Ce qui persiste un instant encore.
Et ce qui, toujours, échappe.
Dan Ramaën

(Sturnus vulgaris)
Premières recherches





